C'est devant une salle comble que Thierry Courtadon a exprimé avec passion son plaisir à travailler la pierre de Volvic.
20 janvier 2018 - Conférence du sculpteur Thierry COURTADON
27 novembre 2017 - Le pasteur AUBLET nous accueille à l'Eglise Protestante Unie
Un bâtiment atypique dans l'architecture clermontoise.
Ce qui frappe en arrivant, c'est l'aiguille de béton haute de 20 mètres, qui s'élance vers le ciel.
Ce qui frappe en arrivant, c'est l'aiguille de béton haute de 20 mètres, qui s'élance vers le ciel.
Tout est prévu pour les personnes en fauteuil.
Une grande fresque réalisée par un médecin de Royat, le
docteur Cheynet, orne le hall d'accueil.
Elle représente toutes les étapes de l'existence.
Elle représente toutes les étapes de l'existence.
Le plafond en béton de la salle de culte produit un effet
"toile de tente".
Un sol en lauze s'étire en pente douce jusqu'à l'autel
et au puits de lumière venant des vitraux de la flèche.
Un sol en lauze s'étire en pente douce jusqu'à l'autel
et au puits de lumière venant des vitraux de la flèche.
Un lieu d'une extrême sobriété qu'il faut absolument
découvrir.
(cliquer sur une image pour passer en mode diaporama)
20 septembre 2017 - Déambulation dans les parcs de l'Allier, sous la conduite d'un responsable des espaces verts de Vichy, puis visite du Musée des arts d'Afrique et d'Asie
Présentation du parc Napoléon III créé sur décision de
l'empereur
lors de ses visites à Vichy de 1862 à 1866.
Véritable oasis de verdure, ce parc d'inspiration anglais
est l'endroit idéal pour flâner
et observer des espèces rares ou exotiques.
Une curiosité : l'arbre "caramel" dont l'odeur est
caractéristique.
Napoléon III y a fait construire un chalet imitant les
maisons coloniales.
Le musée des arts d'Afrique et d'Asie, située avenue des
Thermes, est l'ancien musée du missionnaire créé en 1922.
Le bâtiment de style
belle époque a été conçu en 1881 par l'architecte Vianne.
Nous avons pu admirer l'exposition temporaire " Je suis
beau" qui explore ce qui définit l'identité masculine à travers le monde :
Parures, masques, coiffes...
de la bourgeoisie coloniale.

Une parure en plumes, portée dans les danses, lors des rituels marquant le passage
de la puberté à l'âge adulte, nous a étonnés.
A travers des œuvres des 5 continents, l'exposition
permanente "culturoscope "raconte l'humain :
D'où venons nous? Qui sommes
nous ? Où allons-nous ?
Si ces questions sont universelles, les réponses
sont multiples.
7 août 2017 - Découverte du massif du Sancy, avec un premier arrêt à Guéry pour une visite du jardin botanique, suivie d'un circuit théâtralisé dans la ville de Mont Dore
Le Centre montagnard "Cap Guéry" nous accueille
pour un parcours ludique et insolite.
Le jardin botanique est un merveilleux écrin végétal
parfaitement accessible pour les personnes
en fauteuil roulant.
en fauteuil roulant.
Des panneaux d'information sous forme de cubes pivotants ou
de livres racontent l'histoire
des plantes de montagne.
des plantes de montagne.
Arrivés au Mont-Dore, "Charlotte de la
Tronchette", guide actrice, nous retrace avec beaucoup d'humour, l'histoire
du Mont-Dore depuis l'époque Gallo-romaine
jusqu'à la fondation de la station thermale.
jusqu'à la fondation de la station thermale.
Nous avons ensuite la chance de pouvoir pénétrer à
l'intérieur du palace Sarciron,
habituellement fermé au public.
habituellement fermé au public.
Nous admirons une belle verrière, signe de modernité et de
richesse.
Puis nous entrons dans les thermes de style néo-byzantin où
nous découvrons des peintures et des mosaïques polychromes ainsi que des
vestiges gallo-romain.
La salle des douches nasales surmontée d'une verrière nous
surprend par son ampleur.
Au premier étage, on arrive dans une immense salle de style
néo renaissance
avec des colonnes en granit des Vosges.
avec des colonnes en granit des Vosges.
Et le récit de la visite par Evelyne >> ici
07 août 2017 - Lac de Guéry – Le Mont-Dore
S'échapper de la canicule
citadine pour quelques heures, quel plaisir ! En ce 7 août 2017, nous avons. rendez-vous
au lac de Guéry, et plus particulièrement au "Jardin botanique" : un
merveilleux écrin de fraîcheur où les effets d'un soleil bien présent sont
compensés par une brise bienvenue.
Dans l'après-midi nous serons au Mont-Dore pour une
présentation théâtralisée des principaux lieux célèbres de la ville.
Cette journée a pu être programmée grâce à la subvention du
Conseil Départemental qui, comme l'année dernière au Puy-de-Dôme, nous permet
de réaliser cette sortie en plein air.
LE JARDIN BOTANIQUE
Le Centre montagnard "Cap
Guéry" nous accueille pour un parcours ludique et insolite. Le relief et l'altitude
favorisent une végétation qui reste fragile – mais toujours variée grâce aux
ruisseaux serpentant dans la montagne. La faune y est bien particulière, celle
qui fait entendre croassements et filets de sons d'insectes vivant dans les
mares ou leurs abords.
L'aspect pédagogique, telle est
l'ambition du sentier "Terra Alta". Des panneaux sous forme de cubes
pivotants satisferont la curiosité du visiteur quel qu'il soit : adultes et
enfants y trouvent leur compte. Pour les plus "physiques" ceux-ci
peuvent s'évaluer, se comparer, en actionnant la pompe pour le captage de l'eau
; c'est l'occasion de mesurer sa forme… et son efficacité ! Plus le mouvement
est réussi, plus le flot est vigoureux, et l'eau, au bout de sa course,
retournera au ruisseau quelques mètres plus bas. Dans le groupe d'une trentaine
de personnes, plusieurs s'y sont essayé ! Succès mitigé… c'est qu'il y faut de
la méthode !
Sur le parcours, des passerelles
permettent l'escalade de collines boisées et fleuries. Marcher à l'ombre,
tranquillement, rien ne presse. Au long des sentiers, les plantes, arbres et
arbustes sont nommés et documentés sur des carrés de lauze.
A mi-journée, lorsque les
estomacs réclament, chacun s'installe à sa guise, à l'endroit qui lui plaît. D'aucuns
ont pris l'habitude d'apporter du vin ; le pli est pris !
Puis c'est le moment de reprendre
les voitures pour une petite dizaine de km. En route pour le
Mont-Dore où nous attend
Mademoiselle Charlotte…
UN PEU D'HISTOIRE
Melle Charlotte de la Tronchette
(alias Agnès nous dira-t-elle en fin de parcours) se présente. Actrice de rue,
"en costume", Melle Charlotte introduit la visite par quelques mots
de présentation historique de la ville. Son parler tonique et entraînant, la
distribution d'une petite épingle de couleur (précieux sésame pour entrer à sa
suite dans quelques lieux privés), revigorent l'attention des participants
quelque peu tombés dans la torpeur de la chaleur et de la digestion…
L'activité thermale au Mont-Dore
existe depuis la période gallo-romaine,
soit au 1er siècle de notre ère. Les fouilles archéologiques ont permis
d'authentifier son existence grâce à la présence de pièces de monnaie sur les
lieux des Thermes, non loin de la faille et de la source d'où l'eau s'écoule.
Les premiers bâtiments thermaux
sont construits en bois. Aussi, lors de différents conflits de l'Histoire,
furent-ils brûlés, et reconstruits. Entre le Moyen Age et la Révolution, des
fermes occupent les parties basses du village. Durant toute cette période, les
"soins" - que l'on qualifie alors de bienfaits - sont donnés
gratuitement, les lieux sont fréquentés par un public très populaire. Selon les
emplacements, les établissements se sont édifiés avec le matériau local : ici
la "dorite"(pour le Mont-Dore), ou la "bessite" (pour
Besse) et encore… la pierre de Volvic qui se sculpte facilement. Tous ces noms
pour se singulariser sont en fait une seule et même chose. La pierre de Volvic
présente en outre l'avantage de ne pas geler. Un gros avantage dans nos
contrées.
C'est entre 1774 et 1857 que le
docteur Michel Bertrand fonde la station thermale – reconnue médicalement - y
aménageant une variété de bains adaptés à une clientèle de la haute société.
On y soigne les affections
pulmonaires, affections nasales et autres rhumatismes.
A l'aube du XIXème siècle, venir
en cure est très à la mode (tout comme aller à la mer). De grands spectacles
sont donnés, en avant-première, afin d'être testés auprès du public local puis
d'être produits à Paris.
De nos jours, dans toute
l'Auvergne, il ne reste que 17 établissements thermaux en activité ; les restrictions
budgétaires - annulant la prise en charge par le service public - sont passées
par là. Les soins, oui, l'hôtellerie, non. Pour le confort, maintenant voyez à…
Vichy !
LES CURISTES CÉLÈBRES
A partir de 1830, avec le
capitalisme naissant, l'eau, cette richesse naturelle – donc gratuite – attire tous
les affairistes. La ville se développera avec ses commerces d'hôtellerie, le
casino attire une classe aisée.
En 40/50 ans, la petite ville est
transformée. C'est qu'il y a de la concurrence ! Royat, Vichy, Néris… Le choix
du Mont-Dore se fait en raison de son meilleur confort.
Parmi les curistes les plus
connus, on y croisera Mme de Sévigné visitant ses amis ; le marquis de Mirabeau
(père du célèbre orateur), George Sand, Alfred de Musset, Honoré de Balzac,
Anatole France, Marcel Proust, Marie de Hohenzollern (mère du roi des Belges
Albert 1er)…
Les frères Lumière prirent le
site pour décor de 2 de leurs films : "La montée du funiculaire" et
"La sortie des thermes" ; Georges Fontanet, peintre local (1901 –
1986) surnommé le peintre du Sancy ; plus près de nous, des sportifs (coureurs,
skieurs), des naturalistes (Henri Lecoq), des journalistes et écrivains
régionaux.
LE PALACE SARCIRON-RENALDI
De son pas rapide, Charlotte nous
dirige vers la place la plus animée par ses commerces. C'est là que nos petites
épingles deviennent utiles pour entrer dans une des plus belles demeures dont l'angle
au 5ème étage, est surmonté d'un dôme ressemblant "furieusement" à
celui des magasins du Printemps à Paris !
Pourtant, nous sommes bien au
Mont-Dore et nous pénétrons dans ce qui fut le palace Sarciron-Renaldi. Faisant face aux Thermes, le bel immeuble conçu par
l'architecte clermontois Louis Jarrier, orné de balcons et de sculptures
imposantes, est l'un des derniers témoins de l'époque florissante du
thermalisme. Il ouvrit en 1907. Doté de 300 chambres et suites (soit jusqu'à
600 lits), il fut fréquenté par de riches industriels, banquiers et quelques
artistes. Il est considéré comme l'un des 5 plus riches palaces de France.
Entre les deux guerres, c'est une
période d'agrandissement, de reconstruction qui s'inscrit à l'époque des grands
déploiements industriels. Le chemin de fer arrive jusqu'à la Bourboule et au Sancy
avec une station au Mont-Dore (1er juin 1899). L'accès ferroviaire a été annulé
en 2015, remplacé par un transport en TER…
Les matériaux
"s'industrialisent" : de la pierre volumineuse et lourde (quand on
n'utilise pas la
pierre de Volvic - ou
"dorite"), on passe aux poutrelles métalliques soutenant des
verrières, que ce soit en extérieur pour se protéger de la pluie, ou à
l'intérieur pour profiter d'une lumière zénithale. La verrière est signe de
modernité et de richesse.
Aujourd'hui, c'est une résidence
partagée en appartements privés dont les propriétaires ont à cœur de conserver
toute l'originalité : l'architecture intérieure date de la Belle Époque.
Sans ce collectif, encouragé par
la DRAC (Direction Régionale d'Art Contemporain), il y a fort à parier que ces
lieux n'auraient pu être rénovés et entretenus par une instance publique. Les dimensions
imposantes des salons et couloirs sont à eux seuls impressionnants d'équilibre
et d'esthétique : l'Art Nouveau avec ses courbes et végétaux, le style
néoclassique et ses colonnes accentuent la grandeur du lieu.
LA CURE
En 1936, ce sont les congés payés.
En 1945, la Sécurité sociale
créée par le CNR (Conseil National de la Résistance) permet à un public plus
large de fréquenter les thermes.
L'eau est celle qui est infiltrée
très profondément dans le manteau de la terre, duquel s'échappent des gaz et
sur son parcours, cumulant des minéraux selon les couches traversées.
Ce parcours prend plusieurs
siècles !
Le traitement doit être prescrit
par un médecin – on la qualifie de "thermo minérale gazeuse".
LES THERMES
Vers 1890 les thermes du Mont-Dore ont connu une grande
évolution. Un architecte parisien veut rassembler les quelques bâtiments épars
qui traitent les différentes affections et maladies.
Il va les relier par des couloirs coiffés de ces verrières
reprenant des références d'après l'art baroque et "pompier".
La salle des douches nasales, comme les autres salles, se
présente sous forme de lavabos contigus avec leurs accessoires, le tout carrelé
de mosaïques dont les bleus et les ocres sont à la fois reposants (par le bleu)
et toniques (par l'ocre jaune). L'éclairage par la verrière renforce la sensation
de bien-être.
Ici, la riche clientèle bénéficie
d'un service "de palace" tant d'hôtellerie que gastronomique aux noms
de plats quelque peu poétiques ; la carte propose entre autres de
"l'anguille de bruyère" qui n'est autre que… du serpent, plus
précisément de la couleuvre…
Au 1er étage (en tout il y en a
3) ayant franchi les escaliers étayés de colonnes réunies par des arcs romans,
on se trouve dans un style néo-Renaissance où d'autres colonnes, en granit des
Vosges (polies à la corde !) viennent renforcer cette solidité. Le béton fait
son apparition dans les années 50/60, il remplace le fer pour les structures
des verrières. Ce qui ôte une légèreté visuelle, et présente un intérêt
économique certain.
La salle centrale est parcourue
de panneaux reprenant l'historique des lieux. Où l'on voit le chemin parcouru
tant pour le bien-être du patient que pour la qualité visuelle de
l'environnement (décoration intérieure, vêtements pour les curistes…).
Un adage dit que "Au bout de
3 cures, les effets restent !"
Si vous en avez déjà vécues, à
combien de cures vous êtes-vous déjà présenté(e) ?
En sortant – un peu fatigués – un
léger goûter revigorant vient rassasier encore une fois les participants,
heureux de cette journée qui a eu le bon goût de réserver l'orage au moment de
notre départ (et l'a donc précipité).
10 mai 2017 - Visite guidée du château d'Aulteribe réputé pour être l'un des châteaux les mieux meublés de France
Édifié dans la seconde moitié du 14ème siècle, le château
d'Aulteribe est un mélange d'architecture médiévale et romantique.
Le grand salon accueille sur son mur cinq tapisseries
représentant des scènes de la vie paysanne.
Dans la grande chambre d'été, un imposant lit "à la
polonaise" est tendu de tissu de soie
à grands ramages.
Le piano de Georges Onslow, compositeur auvergnat d'origine
anglaise, qui fréquenta Aulteribe
au temps de sa célébrité de 1833 à 1852.
Pendant le même temps, sa fille Henriette entreprenait la
restauration du château
et commençait à rassembler meubles anciens et œuvres
d'art.
Rencontre avec les élèves de l'école d'ébénisterie d'art
accueillie depuis 1999
dans les dépendances du château. Un lieu unique en
France.
18 février 2017 - Découverte de l'aquarelle sous la conduite de Maïthé André
Le matériel est prêt
|
Les consignes sont données
|
Mise en pratique
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Quelle application!!
|
Et voici le résultat !
|
Encore mieux!!
|
Un groupe d'artistes plein d'avenir
|
Merci Maïthé...
|
(cliquer sur une image pour passer en mode diaporama)
21 janvier 2017 - Un après-midi festif à la Maison de l'Oradou, placé sous le signe de l'amitié et de la convivialité
avec le groupe Hot Azoy, spécialiste de la musique Klezmer
|
avec les danseurs de l'association "Tango volcanique"
|
avec Daniel, notre ami poète
|
et toute l'équipe sans laquelle rien ne se serait passé.
|
(cliquer sur une image pour passer en mode diaporama)
16 août 2016 – BALADE AU SOMMET DU PUY DE DOME
Tout est radieux en ce mardi 16 août 2016 : le soleil que l’on souhaite très présent ne faillit pas à sa tâche ; Sa Majesté le Puy-de-Dôme tout en rondeurs accueille le ballet des parapentistes ; le « Panoramique des Dômes » qui avale les nombreux touristes dont nous faisons partie. Des enfants très excités à l’idée de monter dans le « crain ». « Le voilà ! Il arrive, tchou, tchou ! » lance un petit gamin de 4 ans à peine. Rires…
La scène est bien en place, les
adhérents de HandiLettante aussi ; ils sont arrivés de bonne heure et
bonne humeur. Des enfants et petits-enfants de nos adhérents sont venus se
greffer à l’ensemble (en réglant leur propre visite), se montrant tout aussi
passionnés à travers leurs observations rafraîchissantes. Cette journée a pu se
mettre en place grâce à une subvention du Conseil départemental qui prenait en
charge le transport des personnes handicapées et leurs accompagnateurs ainsi
que la prestation de notre guide.
Le train à crémaillère démarre,
spectacle de la nature « grand écran » à travers feuillus et
conifères tout en bas, se dénudant au fur et à mesure de l’ascension.
Vinciane, jeune guide de moyenne
montagne vient vers nous avec un large sourire. C’est elle qui va nous conter
et commenter notre environnement.
LES SENTIERS
Début de notre parcours pédestre : pas facile de
rouler sur les sentiers n’ayant aucun aménagement ! ! Efforts
supplémentaires ! Un fauteuil n’est pas une joëlette !
Un 1er arrêt devant la statue
de roche volcanique d’Eugène Renaux qui, le premier, fait le trajet en avion
Paris-Puy-de-Dôme en… 5 h 10’
Le
défi, lancé par les frères Michelin (André et Édouard), était de réaliser ce
vol en moins de 6 heures. Le 7 mars 1911, à 14 h 23’, le biplan se pose sur le
Puy-de-Dôme, exactement là où est érigée la stèle qui honore l’exploit.
Signalons qu’une étape à Nevers fut nécessaire pour le ravitaillement en
carburant.
La promenade se poursuit sur les
pentes herbues, parsemées de fleurs caractéristiques de moyenne montagne :
les épilobes roses, le millepertuis jaune-orangé dont une des qualités est
d’adoucir les brûlures diverses, y compris les coups de soleil !
Les prairies pentues sont
entretenues par les moutons durant la saison touristique : de mai à
octobre, un berger parcourt les dômes, grands et petits, à la tête d’un
troupeau de 1500 bêtes, assurant ainsi la maîtrise (écologique !) d’une
profusion anarchique d’arbustes, impossible à contenir autrement.
HISTOIRE ET GÉOLOGIE
Le
puy de Dôme est un volcan mono génique (un seul épisode éruptif donne un seul
volcan) en sommeil depuis environ 11 000 ans[]. Il est constitué de deux blocs
de trachyte
emboîtés, fruits de deux éruptions successives espacées de quelques centaines d'années.
La roche est de nature granitique.
Depuis
son sommet, on distingue parfaitement les zones des coulées de lave occupées
aujourd’hui par des forêts de feuillus - les chaires. Ces coulées proviennent
de l’explosion des volcans, eux-mêmes issus du choc des plaques tectoniques
d’Europe et d’Afrique provoquant plissements et failles des Alpes et du Massif
Central. Ces événements se situant environ de 2 à 11 millions d’années selon
les zones.
La dernière explosion sur la planète
remonte à 1982, au Mont Sainte-Hélène, aux États-Unis. Une coulée gigantesque
nommée « nuit ardente » se répand sur les pentes du volcan, brûlant
instantanément tout sur son passage. Des bûcherons travaillant à plus de 20 km de là furent brûlés au
niveau de leurs voies respiratoires.
Beaucoup de vulcanologues ont péri
du fait des trop grands risques pris en longeant les cratères. Malgré les
grondements des gaz, passionnés qu’ils sont, ils y restent, jusqu’aux dernières
limites, se faisant « surprendre » par l’éruption.
Des observations ont montré que la
vitesse de la descente de la lave pouvait atteindre 60 km/h (ce qui fut le cas
pour le puy de la Vache et son jumeau le puy de Lassolas).
Les éruptions donnent en retombant
des cônes ou des dômes de scories (voir texte « Lemptégy » pour leurs
différenciations) très sensibles à l’érosion : aujourd’hui, sur le puy du Pariou,
des escaliers ont été aménagés pour canaliser la fréquentation des touristes
qui, très nombreux, endommagent ses pentes.
Tournés vers les 4 points cardinaux, nous pouvions voir :
·
vers le sud les
Monts du Cantal (le Sancy 1886
m, le Plomb 1855 m et les monts Dore) couverts de
végétation. Sur les coulées, des forêts de hêtres ont poussé. Leurs feuilles
étaient utilisées pour la confection de matelas, changées tous les ans. Puis, l’homme
a planté des épicéas – les pétières.
Le plateau de Gergovie (744 m), célèbre pour la
victoire de Vercingétorix sur les troupes de Jules César (en 52 av. J.C.) fut,
de 1995 à 2013, le théâtre d’une belle manifestation d’automne très populaire
avec une foultitude de cerfs-volants.
·
A l’est, les
monts du Forez, propices à l’agriculture alors qu’à l’ouest c’est l’élevage qui
prédomine.
·
Au nord, la
chaîne des Puys constituée de 80 à 100 volcans alignés. Au pied du puy de Dôme,
la ville de Clermont-Ferrand (380 à 420 m d’altitude) avec la cathédrale édifiée au
point culminant. La pierre est issue de la coulée de lave de la Nugère, pierre
taillée dans les ateliers de Volvic.
·
A l’ouest le
Pariou et le puy de Côme.
AU SOMMET DU PUY DE DOME
En 1648, Blaise Pascal fit ses expériences concernant la
pression atmosphérique (pesanteur de l’air) démontrant que selon l’altitude
celle-ci était différente.
En 1673, poursuivant les travaux de
Pascal, Émile Allard fonde le premier laboratoire de météorologie de montagne
associé à l’observatoire de physique.
Lors des fouilles pour la
construction de ce laboratoire, celles-ci révèlent la présence d’un ancien
temple. Cet emplacement faisait partie d’un circuit des voies romaines
d’Agrippa qui allaient de Lyon à Saintes (Vendée). Aujourd’hui, complètement mises au jour, elles
font l’objet d’un projet ambitieux : reconstituer le temple.
De l’influence des Romains, très
étendue sur toutes les rives du pourtour méditerranéen, des légendes se mirent
à proliférer. L’une d’elle, d’origine auvergnate, veut qu’au moment du solstice
d’été, lors des nuits de pleine lune, on sacrifiait des poules pour plaire aux
dieux afin qu’ils accordent leurs faveurs pour la fertilité et la prospérité
des lieux.
DE NOS JOURS
Les volcans sont aujourd’hui une
cause de conflits d’intérêts : le sommet du Pariou appartient au Conseil
départemental, les pentes à des privés. Idem pour le Sarcoui et le Côme, ce
dernier réunissant plus de 100 propriétaires de parcelles. Certains
propriétaires ignorent parfois leur héritage…
En 1956, l’antenne de TDF
(télévision de France) fut implantée au sommet (d’une hauteur de 73 mètres) de
l’observatoire.
Ce lieu est aussi idéal pour la
pratique du parapente : de très nombreux adeptes viennent pratiquer, des
baptêmes de l’air sont proposés. Par beau temps, les parapentistes affluent et
donnent à voir au public présent un superbe ballet de voiles de toutes les
couleurs.
Depuis 2007, la France concourt pour que la Chaîne des
Puys et de la faille de la Limagne soient inscrites sur la liste du patrimoine
mondial de l’UNESCO.
Par deux fois, la demande essuya un refus :
- La première pour cause d’erreur de classification.
- La deuxième pour cause d’exploitation commerciale locale de la roche (carrière de pouzzolane).
Malgré l’avis favorable de la
communauté scientifique, le Comité n’est pas revenu sur son refus.
Le puy de Dôme est l’un des lieux les plus fréquentés
d’Auvergne avec près d’un demi-million de visiteurs par an.
Cette classification au patrimoine apporterait, il est
vrai, affluence de subventions (peut-être ?) et de touristes
(sûrement !). Pour la conservation de ce patrimoine naturel en bon état,
est-ce réellement souhaitable ?
Redescendre les
quelques centaines de mètres par le « Panoramique des Dômes » et
contempler le panorama sous une lumière plus douce, ce fut l’ultime plaisir de
tous, suivi des embrassades, et déjà en attente d’un prochain périple.
16 août 2016 – Balade au sommet du Puy de Dôme
Site touristique hors du commun, le Puy de dôme est aussi un lieu d'aventure et un espace symbolique chargé d'histoire.
| Début de notre parcours pédestre. Pas facile de rouler sur les sentiers n'ayant aucun aménagement |
| Arrêt devant la statue d'Eugène Renaux qui, le premier, fait le trajet en avion Paris-sommet du Puy de Dôme en...5h10! |
| La promenade se poursuit sur les pentes herbues parsemées de fleurs : épilobes roses et millepertuis jaune orangé |
| Pas très facile non plus, à cause des marches, d'accéder au temple Mercure |
| Les éruptions volcaniques expliquées par Vinciane, notre guide |
| Une belle aventure sous le signe de la convivialité |
(cliquer sur une image pour passer en mode diaporama)
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