6 avril 2013 – Le Moulin des Desniers

Du grain au pain.
De l’eau pour faire tourner la roue, de la farine et de la levure pour travailler la pâte (voir la recette)…
La pâte vit, se laisse malaxer et pétrir, même que « ça demande de la vigueur dans les mains et dans les bras » vous diront plus d’un !
Après l’avoir laissé reposer et mise en forme, hop ! dans le four.
Le boulanger a préparé le foyer, ôté les braises devenues inutiles, et déposé avec sa pelle à long manche les pains préparés. Le gardien de la chaleur (ce jour-là, Vicente) ferme, ouvre et referme la porte du four, éclairant le passage pour la pelle à pain.
Quelque 15 minutes plus tard, quelle odeur merveilleuse, quelles belles couleurs !
Du plus cuit, dans les ocres foncés – les premiers pains enfournés – aux plus « blancs » dans les beiges légers, c’est tout le (ou « notre ») travail qui se trouve révélé.
Claude CATTEAU notre guide, plus qu’intéressé par la fabrication du pain… et des fours à pain a trouvé ici de quoi nourrir sa passion. Auprès des petits et des grands, le même enthousiasme, et avec ça un humour qui ne laisse pas indifférent. Ici on accueille les groupes d’enfants et d’adultes, on y fait de l’intergénérationnel sans se forcer.
Ce gars du nord devenu auvergnat a épousé, en noces annexes, le plaisir de vivre au pays des Combrailles. Il parle du bief et du gour, tout proche : le second déborde tout le temps et alimente le premier qui fait tourner la roue.
De l’eau pour faire tourner la roue, de la farine…
En fin de repas on a fêté l’anniversaire de Carla. Un beau gâteau, illuminé de ses bougies, un poème de Victor Hugo choisi et lu par Daniel, pour elle.  Une chanson interprétée par un chœur très enthousiaste. Tout émue notre Carla, qui aurait bien voulu embrasser tout le monde !
Nous étions 23 au Moulin. Une bien belle journée, dommage que notre ami le soleil n’ait pas daigné honorer le printemps. Chacun est reparti, qui avec sa miche, qui sa couronne ou son pain court et trapu. De beaux échanges entre nous tous.
Évelyne C

6 avril 2013 – RECETTE POUR LA FABRICATION D’UNE MICHE DE PAIN

Comme ustensiles, prévoir une bassine (ou un espace propre sur une toile cirée par exemple), une cuillère à soupe et surtout vos mains et votre entrain.
Ingrédients :
-    1 l d’eau tiède,
-    1200 g de farine
-    200 g de levure de boulanger
-    un peu de sel
Dans 1 bassine verser 1 litre d’eau tiède. Ajouter 200 g de levure. Mélanger avec la cuillère.
Ajouter 1200 g de farine (T 65), mélanger et malaxer l’ensemble. Le mélange épaissit ; continuer de pétrir à pleines mains, largement, soulever la pâte, continuer à la malaxer jusqu’à ce que la consistance soit ferme et compacte.
Puis laisser reposer la pâte dans son contenant - pendant au moins 3 heures - couvrir d’un torchon pour que l’évaporation ne soit pas trop importante. L’ensemble va gonfler.
Préparer le four, le faire chauffer à 200° (th. 7 au début, puis th. 6) pendant 20’.
Sur un linge (en lin de préférence, la pâte adhérera moins au tissu que sur du coton), saupoudrer un peu de farine ainsi que sur la boule préparée et bien gonflée.
Mise en forme. Selon le volume souhaité, et la quantité de pâte préparée, séparer éventuellement la pâte en portions pour obtenir une miche, des bannetons ou petites couronnes (pour ces dernières, la préparation doit être mise dans une corbeille ronde munie d’un dispositif central). Dans cette opération, ne pas malaxer, rester dans l’économie de gestes pour ne pas annuler l’action de la levure. Lorsque la mise en forme est achevée, faire quelques entailles au couteau sur les pains prêts à cuire (cela évite les bulles d’air).
Cuisson. Disposer les éléments sur la plaque (ou la grille) du four. Enfourner et laisser au thermostat 6. La cuisson sera « rapide ». Lorsque le pain lève et se dore, le surveiller attentivement. Le temps moyen peut être estimé à une durée moyenne de 20’ (selon les goûts : + ou – cuit, la croûte du pain foncera d’autant).
Dégustation. A votre bon plaisir !
Évelyne C

16 mars 2013 - LES CAVES D’AUBIERE

Par une très fraîche journée, nous nous retrouvons nombreux devant les Caves. Un regard rapide suffit pour évaluer que la présence masculine est largement majoritaire … Un tel rassemblement (40 personnes) est même étonnant ; il faut croire que le sujet est mobilisateur, quel succès !
Comme il fait frisquet, on se masse devant l’entrée pour écouter les président et vice-président de l’ASCA (Association pour la Sauvegarde des Caves d’Aubière) nous expliquer, documents à l’appui, la genèse de leur association et son fonctionnement actuel.
Leur enthousiasme est communicatif, la visite de quelques caves nous persuade de l’intérêt et des raisons de l’engouement des visiteurs, qu’ils viennent en collectifs ou en particuliers.
En un peu plus de 2 heures, cinq siècles d’histoire locale avec toutes ses particularités familiales sont racontés et illustrées sous les voûtes, transmis dans ces dédales.
Une visée pédagogique est également développée sur les terrains où les ceps vont donner les raisins que les enfants des écoles sont heureux de venir vendanger.
Le produit de la vente du vin est remis à des œuvres caritatives.
Comme tous les groupes, nous avons clôturé la visite « au chaud » dans les caves, en dégustant la production vinicole. Quel brouhaha sous les voûtes pour commenter le meilleur, lequel du blanc ou du rouge est le plus apprécié ! Les langues allaient bon train !
Enfin un casse-croûte revigorant, accompagné par des chansons populaires autour de la vigne évidemment ; le petit plus : l’air de guitare qui sauvegardait l’unisson.
Bel après-midi, instructif et récréatif auprès de nos richesses locales, parfois méconnues dans ses proches environs.
Un grand merci à Messieurs Gérard Bonhomme et Roger Montagner qui nous ont guidés.
Évelyne C